Comité international de bioéthique : réflexion sur les risques des progrès de la biomédecine

Publié le : 30 juillet 2013

 

 Lors de sa 20ème session qui s’est tenue du 19 au 21 juin 2013 à Séoul, le Comité international de bioéthique (CIB) (1) de l’UNESCO s’est intéressé aux « nouveaux risques de discrimination et [aux] nouvelles responsabilités engendrés par les progrès en biomédecine« . Plus d »une centaine de participants issus de 33 pays se sont réunis. 

 

Parmi les éléments de réflexion approfondis, le CIB a notamment décidé de « réitérer le potentiel discriminatoire et les conséquences stigmatisantes engendrées par la mauvaise utilisation de l’information génétique contenue dans les biobanques » ou encore « de se focaliser sur les effets discriminatoires et stigmatisants subis par les donneurs et les bénéficiaires de la transplantation d’organes« . En outre le CIB s’est penché sur les préoccupations bioéthiques en Asie abordant les thèmes de la médecine personnalisée (pour l’Asie-Pacifique) favorisée par la baisse du coût du séquençage et dont les biobanques sont les outils principaux, les thèmes de l’avortement, la transplantation d’organes et les essais cliniques sur l’homme (pour la République de Corée), et les thèmes de la recherche sur les cellules souches et ses applications cliniques, la discrimination des gènes et la faiblesse des infrastructures bioéthiques (pour la Chine). L’ensemble de ces travaux feront l’objet d’un rapport qui sera présenté les 5 et 6 septembre 2013 au siège de l’UNESCO à Paris.

 

 

Pour les années 2014-2015, le CIB s’est notamment fixé comme programme de mettre à jour ses réflexions sur le génome humain et les droits humains en « prenant particulièrement en compte la Déclaration universelle sur le génome humain et les droits de l’Homme (1997), la Déclaration internationale sur les données génétiques humaine (2003) et la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’Homme (2005)« . C’est par ce travail de réflexion que le CIB entend pouvoir suivre de manière constante « les progrès dans le domaine des sciences et des nouvelles questions posées par leurs avancées« .
 

(1) Seule instance de réflexion de portée mondiale en matière de bioéthique, le CIB, créé en 1993, est composé de 36 experts indépendants désignés à titre personnel par la Directrice générale de l’UNESCO pour un mandat de 4 ans. Ces spécialistes des sciences de la vie et des sciences sociales et humaines produisent des avis et recommandations sur des questions spécifiques liées aux applications des avancées scientifiques en veillant au respect des principes de dignité et de liberté de la personne humaine.
 

<p> unesco.org 15/07/2013</p>

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