Aux Etats-Unis, les National Institutes of Health [1] ont lancé l’initiative « Brain 2.0 » [2] renforçant un programme créé il y a 8 ans. 600 millions de dollars sont accordés pour « cartographier entièrement nos 86 milliards de neurones et leurs innombrables connexions ». Au total, le projet devrait coûter, d’ici 2026, 5 milliards de dollars. Une fois cet « atlas cérébral » disponible, il serait en théorie possible d’influer sur le cerveau via des dispositifs électroniques (cf. Une “neuroprothèse vocale” permet à un homme muet de communiquer par phrases ; La stimulation cérébrale pour traiter la dépression ?). La Defense Advanced Research Projects Agency [3], pionnière des interfaces cerveau-machine, est impliquée dans le projet.
Par ailleurs, 2 milliards de dollars seront accordés à la National Biotechnology and Biomanufacturing Initiative pour favoriser le développement des techniques de génie génétique. Le décret publié par la Maison blanche il y a deux semaines explique l’objectif : « programmer la biologie de manière prévisible », comme c’est fait pour les ordinateurs. Un milliard supplémentaire sera consacré à la création de l’agence des projets de recherche pour la santé (ARPA-H) [4].
« Nous entrons dans le siècle de la biologie artificielle », estime Renee Wegrzyn, directrice de ARPA-H. Une « révolution » qui conduira à la « convergence homme-machine » et à la création de « l’humain 2.0 » (cf. François-Xavier Bellamy : « Le transhumanisme est d’abord une détestation de l’humain »).
[1] NIH
[2] Brain Research through Advancing Innovative Neurotechnology
[3] DARPA
[4] Advanced Research Projects Agency for Health
Source : The Federalist, Joe Allen (29/09/2022) – Photo : iStock