Belgique : prélèvement d’organes après euthanasie

Publié le : 28 mai 2010

Le site Internet BioEdge revient sur le compte-rendu d’une conférence faite en 2006 par des chirurgiens belges sur le prélèvement d’organes après euthanasie. Lors d’un Congrès mondial sur la greffe en 2006, les médecins de l’hôpital universitaire d’Anvers ont expliqué comment ils ont euthanasié une femme de 46 ans souffrant d’un problème neurologique, avec son consentement, et ont prélevé ensuite son foie et ses deux reins.

Dans un autre rapport datant de 2008, les médecins expliquaient que trois patients avaient été euthanasiés entre 2005 et 2007 : "Les patients avaient entre 43 et 50 ans et souffraient tous d’une maladie neurologique dégénérative, après un AVC sévère, ou bien du fait d’une sclérose en plaques progressive. Ils étaient totalement dépendants de tiers pour leur soin personnel et n’avaient plus de qualité de vie. Après une longue explication, un consentement informé sur la procédure a été donné par écrit par le patient et ses proches parents".

Au moment où ils écrivaient cet article, les médecins étaient enthousiastes au sujet du potentiel que représentent, pour le don d’organes, les pays où l’euthanasie est légale : "Le potentiel en Belgique (et aux Pays Bas) pourrait être substantiel. Selon la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (rapport de l’année 2006) le nombre de patients atteints de maladies neurologiques dégénératives dont la requête pour l’euthanasie a été accordée était de 22 sur 235 en 2003, 27 sur 349 en 2004 et de 16 sur 393 en 2005".

Aujourd’hui, on peut constater le peu de réactions à cette proposition faite par des médecins belges alors qu’elle a été publiée dans le principal journal mondial de la chirurgie des greffes.

BioEdge (Michael Cook) 14/05/10 - Journals.lww.com 15/07/06, 27/07/08

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