Avortement : le gouvernement britannique poursuivi en Irlande du Nord

Publié le : 12 janvier 2021

Au Royaume-Uni, la Commission des droits de l’homme d’Irlande du Nord (NIHRC[1]) a intenté une action en justice contre le gouvernement britannique pour « son incapacité à mettre en place des services d’avortement sûrs et accessibles plus d’un an après que l’avortement ait été rendu légal » (cf. Dépénalisation effective de l’IVG en Irlande du Nord). Le secrétaire d’Irlande du Nord, Brandon Lewis, est mis en cause. Le NIHRC incrimine également le pouvoir exécutif d’Irlande du Nord et le ministère de la santé du pays.

L’avortement a été dépénalisé en Irlande du Nord en octobre 2019 après un vote de Westminster, alors que Stormont, le parlement nord-irlandais, était « paralysé » (cf. Irlande du Nord : le Parlement britannique modifie les lois sur l’avortement). Il y est autorisé jusqu’à 12 semaines de grossesse, contre 24 semaines en Angleterre. L’avortement jusqu’à 24 semaines est possible « si la santé mentale ou physique de la femme est en danger », et jusqu’à terme en cas de « menace de mort ». Aucun avortement chirurgical n’est pratiqué actuellement en Irlande du Nord. Selon le ministre de la santé d’Irlande du Nord, Robin Swann, « la mise en place de [ces] services est une « question controversée » et doit être soumise au comité exécutif du pays ». Les propositions restant à l’étude, il n’est « pas possible à l’heure actuelle de donner un calendrier pour l’introduction d’un service d’avortement complet », a déclaré un porte-parole du ministère de la santé.

[1] Northern Ireland’s human rights commission.

Source : The Guardian, Alexandra Topping (10/01/2021) – Photo : iStock

 

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