Amnesty International prend position pour l’avortement

Publié le 31 Août, 2007

Amnesty International  a conclu vendredi 17 août son 28ème Congrès International à Mexico en prenant une position officielle sur l’avortement. L’ONG s’est engagée à soutenir la dépénalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG), à veiller à ce que les femmes puissent bénéficier de soins médicaux lorsque des complications surviennent à la suite d’un avortement et à défendre la possibilité pour les femmes d’avorter en respectant un délai maximum.

Suite à ces déclarations, l’évêque catholique anglais, Monseigneur Michael Evans, a décidé de quitter Amnesty International : "le plus important des droits de l’homme est le droit à la vie. Une organisation de défense des droits de l’homme devrait tenir compte de la vie humaine la plus vulnérable qui soit : celle de l’enfant dans le ventre de sa mère […]. La question de l’avortement est si fondamentale dans la pensée catholique que ce sera difficile pour les catholiques de rester impliqués [dans l’organisation] ".

Par ailleurs, le  président de la Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis, Monseigneur  William Skylstad, a condamné Amnesty International pour sa prise de position et a rappelé qu’il ne travaillerait qu’avec les organisations qui promouvaient la vie de sa conception à sa mort naturelle. "En promouvant l’avortement, Amnesty divise ses propres membres et compromet le soutien de ceux […] qui partagent son engagement cohérent vis-à-vis des droits de l’homme".

La branche irlandaise d’Amnesty International a également confirmé qu’elle quittait l’association pour protester contre cette nouvelle politique. Le cardinal Keith O’Brien, archevêque de Saint Andrew et primat d’Ecosse, a lui aussi décidé de quitter l’ONG.

Enfin, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Vatican, a précisé que soutenir l’avortement n’était pas une solution à la violence faite aux femmes. Il a ajouté : "nous ne pouvons jamais détruire la vie, nous devons toujours défendre la vie même si elle est le fruit d’une violence. Bien que ce soit des personnes en gestation, ce sont des personnes, des sujets humains avec toute la dignité humaine qui leur est due […]. On ne peut répondre à la violence avec encore plus de violence, ni au meurtre par un autre meurtre".

TV5 Monde 20/08/07 – Chretiente.info 22/08/07 – Zenit 18/08/07&21/08/07&25/08/07 – Présent (Jeanne Smits) 23/08/07 – Le Monde.fr 28/08/07 – La Croix 29/08/07

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