Les Italiens ont-ils le droit de recourir au suicide assisté en Suisse ? La Cour Constitutionnelle renvoie la question au Parlement



Un responsable politique italien est jugé pour avoir organisé un suicide assisté en 2017 malgré l’interdiction italienne : la Cour Constitutionnelle somme le Parlement italien de préciser cette loi interdisant le suicide assisté d’ici septembre 2019.

 

Marco Cappato est un responsable du Parti Radical Italien. En février 2017, il a lui-même conduit en Suisse Fabiano Antonioni, dit DJ Fabo, qui demandait un suicide assisté. Cet homme était tétraplégique et aveugle suite à un accident de voiture en 2014, il se sentait « dans une cage ». Il est décédé en Suisse à 40 ans, par suicide assité. Marco Cappato, qui l’avait emmené, a ensuite clamé son acte de « désobéissance civile » pour lancer le débat de l’euthanasie en Italie.

 

Si en Italie, euthanasie et suicide assisté sont interdits par la loi, Marco Cappato considère au contraire que c’est seulement « réservé aux personnes ayant les moyens physiques et financiers d'aller le demander en Suisse ». Il est jugé pour « instigation ou au aide au suicide ». La Cour d’Assise de Milan a demandé une clarification de la loi à la Cour Constitutionnelle. Celle-ci a elle-même donné un an au Parlement pour « mettre fin à un vide juridique » d’ici septembre 2019.


Sources: 

AFP (24/10/2018)