Le traitement de la douleur chronique : une priorité de santé publique pour la prévention du suicide



 

En 2014, 10% des personnes qui se sont suicidées souffraient de douleurs physiques chroniques. Une augmentation de 31% par rapport à 2003. C’est ce que révèle une étude, qui vient d’être publiée dans la revue Annals of Internal Medecine. Elle a été menée par les chercheurs des Centers for Disease Control and Prevention qui ont analysé les données du Système national de déclaration des décès avec violence, soit plus de 120 000 suicides intervenus aux Etats-Unis sur 11 ans

 

Parmi ceux qui se sont ôté la vie, 24% souffraient de la colonne vertébrale, tandis que les douleurs au dos ont affecté 22% d’entre eux. Les souffrances liées au cancer ont affecté 12% des personnes et 7% présentaient des douleurs liées à l'arthrite. Plus de la moitié des personnes décédées éprouvaient des douleurs dues à un problème de santé. 15% des personnes avaient deux troubles et 5% trois ou plus. Environ deux suicides sur trois étaient le fait d’homme qui luttaient contre la douleur, la plupart ayant 80 ans ou plus. L’étude ne s’est pas penchée sur les souffrances émotionnelles.

 

Pour l'auteur principal de l’étude, le Dr Emiko Petrosky, « les prestataires de santé qui soignent des patients souffrant de douleur chronique doivent être conscients du risque de suicide. La douleur chronique est un grave problème de santé publique. Il est essentiel d’améliorer la prise en charge de la douleur chronique par une gestion intégrée centrée sur le patient qui inclut des soins de santé mentale en plus des médicaments de ces patients ».

 

Le suicide est la 10e cause de mortalité aux Etats-Unis et la première chez les hommes de plus de 50 ans au Royaume Uni. Les douleurs chroniques, qui durent plus de trois mois, affectent environ 11% des adultes aux États-Unis. Au Royaume-Uni, jusqu'à 14% des personnes estiment que leurs souffrances les ont gravement handicapées.

 


Sources: 

MailOline, Alexandra Thompson (12/09/2018)