Zika : L’Agence de biomédecine se prononce en France pour une régulation de l’AMP et du don de gamètes

Publié le : 18 février 2016

Face à l’épidémie du virus Zika, l’Agence de biomédecine a publié des recommandations restrictives à mettre en place pour la prise en charge, dans les départements français d’Amérique et en métropole, de l’aide médicale à la procréation, de la préservation de la fertilité, et du don de gamètes.

 

Ainsi :

  • Dans les DFA : « La règle de base est le report systématique de la tentative d’AMP, qu’il s’agisse d’une insémination artificielle, de fécondation in vitro ou de transfert d’embryons congelés ». Seule la cryoconservation des ovocytes est envisageable en cas de « véritable perte de chances pour le couple, en raison de l’âge ou de son statut ovarien ». La procédure de don de gamètes est quant à elle suspendue « pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles connaissances ».

 

  • En métropole : la prise en charge doit être reportée au-delà de vingt-huit jours après le retour de la zone d’épidémie. Ensuite, pour une période de six mois, l’Agence de biomédecine précise des « modalités de prise en charge avec des tests RT-PCR dans le sang et les urines des deux membres du couple ». Les candidats au don de gamètes sont quant à eux « récusés pour une durée qui dépendra de l’acquisition de nouvelles données ».

 

Note Gènéthique :

Le lien entre le virus Zika et la naissance de bébés atteints de microcéphalie n’a pas été établit à ce jour (cf. Zika et microcéphalie : Le lien n’est pas prouvé, les évêques brésiliens refusent l’avortement et Microcéphalies du nouveau né en Amérique du sud : Un insecticide plutôt que le virus Zika).

 

 

 

<p>Le quotidien du médecin (16/02/2016)</p>

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