Samedi dernier, au cours de la conférence annuelle de la société européenne de génétique humaine, le Dr Erik Sistermans (Amsterdam) a présenté les résultats de l’étude TRIDENT, portant sur le DPNI de la trisomie 21 dans une population de femmes à risque élevé. « Les Pays Bas sont le seul pays au monde qui a inclus ce dépistage dans son programme sanitaire officiel. » En France, l’HAS se prononcera cet été après les résultats de l’étude SAFE 21.
L’étude TRIDENT a été menée sur plus de 3 000 femmes d’abord testées par « dépistage standard » (marqueurs sériques et mesure de la clarté nucale). Ses résultats montrent que « le test non invasif pourrait être proposé à toutes les femmes enceintes, pas seulement à celles qui sont à risque ». Cependant, « un TGNI positif doit toujours être suivi d’un test invasif » estime le Dr Sistermans.
Lors de ce même congrès à Glasgow, une équipe de chercheurs belges a expliqué avoir démontré que le DPNI permettrait aussi de dépister des formes précoces de cancer chez la mère. « Ces résultats constituent un énorme argument en faveur du TGNI» a commenté le Dr Vermeesch qui a dirigé les travaux. « Cela aura aussi des répercussions sur la décision des pays quant au remboursement et à la généralisation du TGNI. »
Note de Gènéthique :
- Le Dr Patrick Leblanc, expert Gènéthique et le Dr Romain Favre ont confronté leurs avis sur le DPNI dans une interview pour Gènéthique : le DPANI, entre technique et éthique
- Les laboratoires commercialisant le DPNI sont déterminés à rendre toujours plus accessible le DPNI : Cf. Gènéthique du 7 mai 2015
- L’étude NEXT 21 publiée en avril 2015 comparait le DPNI au dépistage standard dans la population générale : Cf. Gènéthique du 14 avril 2015
Le Figaro Santé (08/06/2015) ; Le Quotidien du Médecin (08/06/2015)