Une protéine pour contrer les effets hors-cibles de CRISPR ?

Publié le : 1 août 2017

Des chercheurs de l’université de Berkeley (Californie) ont « découvert une protéine capable d’empêcher que les célèbres ciseaux génétiques CRISPR-Cas9 n’entrainent des mutations indésirables sur l’ADN ». Leurs recherches sont publiées dans la revue Science Advance en juillet.

 

L’outil CRISPR-Cas9, s’il permet de modifier les gènes « à la demande », présente une « faille » : il provoque des mutations hors-cibles (off-target), indésirables et « difficiles à prévoir ». L’équipe américaine s’est penchée sur CRISPR en tant que système immunitaire ancestral des bactéries et sur les moyens mis en place par les virus pour « esquiver ce mode de protection » des bactéries. Ils ont mis en évidence une protéine, AcrIIA4, protéine « anti-CRISPR ». Sur des cellules humaines in vitro, « AcrIIA4 bloque l’action de CRISPR-Cas9, une fois que les modifications génétiques prévues sont faites, l’empêchant de se disperser ailleurs dans l’ADN et de provoquer des mutations imprévues ».

 

D’un autre côté, une étude publiée dans Nature Medicine le 31 juillet par des généticiens du Broad Institute d’Harvard et du MIT explique que la complexité du génome humain pourrait induire CRISPR en erreur. Les variations génétiques pourraient perturber la précision de CRISPR. Pour y remédier et permettre le développement de thérapies géniques, « le séquençage complet du génome sera essentiel pour faire correspondre la variation génétique d’un patient à l’ARN guide le plus efficace », estime les chercheurs. 

<p>Sciences et avenir, Lise Loumé (31/07/2017); The scientist, <span>Ashley Yeager</span><span> </span> (31/07/2017)</p>

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