Une découverte française pour améliorer la production de cellules iPS

Publié le : 10 juillet 2015

Depuis 2006, la découverte du japonais Shinya Yamanaka permet de produire des « cellules pluripotentes induites », ou cellules iPS, « capables de devenir n’importe quelle cellule du corps humain, par un procédé nécessitant l’introduction d’un cocktail de 4 gènes dans des cellules différenciées ».  Ces cellules concentrent les espoirs des chercheurs, car elles ont de nombreuses applications potentielles en médecine régénérative, sans avoir les inconvénients majeurs de l’utilisation des cellules souches embryonnaires humaines : risque de rejet et « surtout » problèmes éthiques.

 

Cependant la « reprogrammation cellulaire » est « limitée » par « un phénomène de mort cellulaire programmée qui restreint le nombre de cellules produites ».

 

Deux équipes de chercheurs français de l’Inserm, du CNRS, du centre Léon Bérard et de l’Université Claude Bernard Lyon 1[1] ont « découvert une molécule qui favoriserait la production de cellules iPS ». Il s’agit de la nétrine-1, qui est « en particulier capable d’empêcher la mort programmée des cellules ». Les chercheurs ont ainsi constaté une production quinze fois plus importante de cellules iPS humaines grâce à l’addition de nétrine-1.

 

Les chercheurs ont également vérifié l’innocuité de la nétrine-1 sur « la stabilité génomique et la capacité des cellules iPS à se différencier ». Les résultats sont encourageants. Ces travaux sont publiés dans la revue Nature Communication du 8 juillet.

 

[1] Menés par Fabrice Lavial et Patrick Mehlen.

 

<p>Pourquoi Docteur (08/07/2015)<br />  </p>

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