Un établissement pour les patients en état végétatif

Publié le : 23 mai 2014

 Alors que le Conseil d’Etat détient désormais les quatre avis qu’il avait sollicités afin de rendre sa décision dans le cadre de l’affaire Vincent Lambert et que sa décision devrait être rendue dans le courant du mois de juin (Cf Synthèse de presse Gènéthique du 19 mai 2014), l’hebdomadaire Famille Chrétienne consacre un dossier à la Maison médicale Jean-XXIII près de Lille, qui accueille les patients plongés dans un état végétatif profond.

Ouverte en 1966 à Frelinghem, près de la frontière belge, la maison médicale Jean-XXIII a été l’un des premiers établissements à accueillir des personnes  atteintes de maladies graves. Au cours des années 2000, « devant la recrudescence régionale du nombre de personnes victimes  de lésions cérébrales », l’établissement ouvre un service de dix lits, « dédié aux patients en état végétatif chronique (EVC) ou en état pauci-relationnel (EPR) ».

L’équipe est pluridisciplinaire : des médecins, des infirmières, des aides-soignantes, des kinésithérapeutes, des ergothérapeutes ou encore des prothésistes.

Isabelle Delplanque, responsable des soins explique la démarche de l’établissement : « Nous n’accueillons que des personnes dont l’état est jugé irréversible. Notre démarche d’accompagnement est empreinte d’une culture palliative et s’inscrit dans une prise en charge personnalisée et définitive ».
Sur les dix patients, poursuit-elle, deux sont en état pauci-relationnel. Elle précise : « sans que cela soit toujours efficace, il est possible d’établir un code de communication avec eux », par exemple en mettant deux étiquettes au plafond, l’une mentionnant « oui », l’autre « non », et en bougeant simplement les yeux de droite à gauche en fonction des étiquettes. Les huit autres patients, précise le journaliste, « sont en état végétatif persistant alternant des phases d’éveil et de sommeil, mais sans communication constatée avec l’extérieur ».

Le personnel ne fait pas de distinction entre les patients et « leur parlent normalement comme s’ils […] entendaient ». Certains patients sourient, précise la responsable des soins. Et pour déceler une éventuelle souffrance, une échelle de douleur est utilisée en ayant recours à des signes tels qu’une grimace, un « regard qui fuit »

<p> Famille Chrétienne (Antoine Pasquier) 24/05/2014</p>

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