[Tribune] Remi Brague : « Ma dignité, nul ne peut me l’ôter »

Publié le : 16 janvier 2015

Le philosophe Rémi Brague publie une tribune dans FigaroVox dans laquelle il mène une réflexion sur le mot dignité dans le débat sur la fin de vie.

 

Il constate que, dans le vocabulaire courant, il s’est opéré un « glissement » sémantique progressif associant la dignité à la « décence » puis, dans une autre étape, à la « domination sur soi ». De sorte que l’euthanasie ou le suicide assisté se revendiquent comme des morts « plus digne[s] » car elles permettent d’échapper à la dépendance.

 

Au sujet des revendications de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité (ADMD), Rémi Brague rétorque : « Je n’ai nul besoin de réclamer comme un droit ce que je possède déjà de toute façon comme un fait. En effet, je suis membre de droit d’une société plus large qui s’appelle l’espèce humaine. Or, tout homme étant digne, la mort de tout homme est digne. C’est notre regard sur le mourant qui peut la croire indigne. »

 

Il comprend le souhait légitime de chacun de mourir de façon la moins douloureuse possible et la plus sereine possible, mais si cela ne se passait pas ainsi, la dignité de l’homme ne peut être remise en cause. » Ma dignité, nul ne peut me l’ôter. Elle tient à ce que je suis une personne, non à l’état dans lequel je me trouve. »

 

Il prend le contre-pied de cette assertion : dignité = domination sur soi, en démontrant que, non seulement « la dignité peut s’accommoder de la dépendance [mais qu’] elle culmine dans la dépendance absolue », en prenant l’état d’enfance en exemple. Pour lire la tribune, cliquez ici.

 

<p>FigaroVox (Remi Brague) 14/01/2015</p>

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