Thérapie génique, CRISPR,.. Les parlementaires s’interrogent

Publié le : 28 octobre 2016

Alors que l’émergence d’une médecine génique se démocratise avec l’utilisation de l’outil CRISPR-Cas 9, une vingtaine de scientifiques a été auditionnée hier par l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPESCT) sur le thème « les nouvelles biotechnologies : quelles application, quel débat public ? ».

 

Si la thérapie génique « n’est globalement encore qu’au stade de la recherche fondamentale », et que des applications ne sont pas à envisager avant 5 à 10 ans, « des problèmes éthiques sont déjà posés, notamment sur les embryons ». C’est dans ce domaine que réside le principal enjeu de la règlementation qui est désormais passée en France d’un régime d’interdiction avec exception à celui d’autorisation encadrée. Les craintes d’un nouvel eugénisme ne sont pas absentes du questionnement des chercheurs qui, face à ces défis, souhaitent la mise en place d’une gouvernance internationale.  Difficile à mettre en œuvre alors que la conférence d’Oviedo, sur les droits de l’homme et la biomédecine, qui « propose une base juridique internationale » n’a pas été ratifiée par de nombreux pays. Hervé Chneiweiss voudrait la mise en place d’ « une structure de gouvernance comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) » pour « lancer une réflexion internationale dans le domaine des sciences du vivant ». 

 

Pour l’heure, et malgré des initiatives européennes organisées entre autres « sous l’impulsion de l’INSERM », les nombreuses questions éthiques restent encore en suspens, « notamment sur les limites de cette recherche, avec la crainte toujours prégnante de l’apprenti-sorcier ».

 

<p>Hospimédia (Jérôme Robillard) 28/10/2016 et La tribune (Jean-Yves Paillé) 27/10/2016</p>

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