Téléconsultations : un risque pour le diagnostic ?

Publié le 29 Mar, 2021

En Grande-Bretagne, le professeur Martin Marshall, chef de file des médecins de famille, a déclaré que « de nombreux médecins généralistes trouvent frustrants les rendez-vous téléphoniques avec leurs patients ». Les médecins « craignent de passer à côté des symptômes » explique-t-il. Par ailleurs, la téléconsultation donne « l’impression de travailler “dans un centre d’appel” » et risque de nuire à la relation entre le médecin et son patient, précise-t-il.

« Les consultations à distance présentent des avantages, notamment en termes d’accès et de confort pour les patients », reconnaît le médecin. Mais c’est « un défi », « en particulier lorsqu’il s’agit de fournir des soins à des patients ayant des besoins de santé complexes » estime le professeur Marshall. Une pratique qui peut également « rendre plus difficile la perception des signaux faibles, qui peuvent être utiles pour établir un diagnostic ». Par ailleurs, « certaines consultations ne peuvent tout simplement pas se faire à distance ».

Au début de la pandémie de Covid-19, « la proportion de patients consultant un généraliste en personne est passée de 70 % à 30 % ». Selon une étude menée par YouGov pour le compte du groupe de réflexion Health Foundation, auprès d’« un échantillon représentatif de 4 426 adultes britanniques », 42% des patients interrogés ont déclaré penser que « le fait de ne pas voir le médecin en personne avait entraîné une baisse de la qualité des soins ». Un avis partagé par 33% des 1 413 membres du personnel du NHS interrogés dans le cadre d’une autre enquête.

Source : The Guardian, Denis Campbell (28/03/2021) – Photo : iStock

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