Sang de Cordon : un gros business pour peu de bénéfices

Publié le : 28 février 2017

A New Deli (Inde), les banques de sang de cordon privées harcèlent les futures mères d’offres leur proposant, pour quelques milliers de roupies, de préserver le sang de cordon de leur bébé pour soigner des maladies allant de la paralysie cérébrale au diabète. Une femme a ainsi souscrit un contrat renouvelable à 50 000 roupies pour conserver le cordon ombilical de son bébé pendant 21 ans !

 

Les experts de la santé et les médecins dénoncent les allégations de ces entreprise : les traitements par transplantations de cellules souches se limitent aux maladies génétiques ou héréditaires de sang. Et dans les deux cas, le sang du cordon ombilical ne pourra pas être utilisé pour le donneur, car il aura les mêmes anomalies génétiques, mais pour ses frères et sœurs.

 

Geeta Jotwani, directeur général adjoint du Conseil indien de la recherche médicale (ICMR), estime que les sociétés privées qui proposent de conserver le sang du cordon ombilical doivent être strictement réglementées. Elle rendra prochainement public des lignes directrices pour les banques de cellules souches. « De nombreuses banques privées stockent du tissu de cordon, mais aussi de la pulpe dentaire, du sang menstruel et du tissu adipeux pour lesquels il n’existe actuellement aucune évidence scientifique de leur utilisation pour un quelconque de traitement  », a- t-elle ajouté.

 

Le Docteur Yadav, hématologue pédiatrique à Medanta Medicity à Gurgaon, a ajouté que « les chances que le sang de cordon soit utilisé dans la famille ou par le donneur sont de 0,01%. Si les gens veulent le préserver, ils devraient être autorisés à le faire. Mais le problème, c’est quand les pauvres et les classes moyennes sont trompées et que le sang de cordon est présenté comme une panacée pour guérir toutes les maladies ».

 

Pour le docteur Suneeta Mittal, directeur et chef du département d’obstétrique et de gynécologie à l’hôpital Fortis de Gurgaon, l’utilisation du cordon ombilical pour le traitement de divers troubles en est encore à un stade expérimental.

<p>Times of India ((28/02/2017)</p>

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