Respect de la vie: l’urgence de 2014

Publié le : 17 janvier 2014

  A l’heure où l’Espagne s’apprête à restreindre le recours à l’avortement, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune s’inquiète du projet de loi que la France est sur le point de discuter le lundi 20 janvier prochain et qui vise à faire de l’avortement un droit.

Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Figaro et une interview réalisée par le site d’information Zenit, le président de la Fondation Jérôme Lejeune alerte sur le fait que la première des réformes sociétales en France en 2014 sera non la question de l’ouverture de la PMA aux couples de même sexe ou encore la GPA, mais « une atteinte maximale à l’intérêt de l’enfant par l’extension de l’avortement« . Par conséquent, « défendre la vie » est « la première urgence de 2014 en France » mais aussi en Europe.

 

Or pour Jean-Marie Le Méné, on ne peut tirer de 2013 qu' »un bilan contrasté d’une mobilisation populaire très forte qui nous réjouit -contre le mariage homosexuel, la  recherche sur l’embryon [ou encore] la résolution Estrela- mais d’une mobilisation faible de la part des autorités politiques et morales qui reste préoccupante ». Sur le sujet du respect de la vie particulièrement, la mobilisation des politiques semble impossible insiste-t-il.  Et pour cause : »l’idéologie abortive est un exercice de style, une figure imposée« . Le gouvernement français peut donc continuer sa « sape de la famille par ce petit sujet [de l’avortement] qui mobiliserait peu en France parce qu’il est tenu pour acquis« .

 

C’est par deux dispositions dissimulées dans le projet de loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes que le gouvernement procède explique Jean-Marie Le Méné :
-Supprimer la notion de détresse ferait de l’avortement un « droit sans limite » qui ne sous-entendra plus que « l’avortement n’est pas une solution pour tout, ni pour choisir le sexe de l’enfant, ni le sélectionner à la carte en fonction de son génome… » Quelles obligations en découleront s’interroge-t-il? La prochaine étape sera-t-elle la suppression de l’objection de conscience? 
-Etendre le délit d’entrave à l’information sur l’avortement, n’est autre que « liberticide » : « malheur à ceux qui avertiront des dangers de l’avortement ou tenteront d’en dissuader celles qui se posent des questions« . Par cette disposition les plateformes d’écoute des femmes enceintes et les sites Internet qui promeuvent la vie seront obligés de promouvoir aussi la mort. » Ainsi « l’acharnement contre la vie naissante s’ajoute une atteinte à la liberté d’expression« . 

 

L’heure est donc à la mobilisation affirme Jean-Marie Le Méné car cette réforme « constitue l’étalon-or auquel toutes les réformes sociétales sont comparées », car « qui peut faire passer l’enfant non désiré peut faire trépasser le vieillard indésirable ». Pour manifester qu’il est possible de revenir sur les sujets de société, à l’exemple de l’Espagne, et pour avertir que « l’avortement est une arme démographique dont on voit les ravages, une compromission qui dénature la médecine et un bouleversement juridique qui nous fait quitter l’Etat de droit puisqu’il est écrit que l’on ne peut pas tuer le plus faible« , M. Le Méné appelle à la Marche pour la Vie, le 19 janvier prochain. 

 

<p> Le Figaro (Jean-Marie Le Méné) 17/01/2014 - Zenit.org (Anita Bourdin) 15/01/2014</p>

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