Première transplantation cardiaque chez un patient ayant un cœur artificiel Carmat

Publié le : 2 août 2018

La société française Carmat vient d’annoncer le succès de la première transplantation cardiaque chez un patient ayant au préalable reçu un cœur artificiel Carmat, dans le cadre de son étude Pivot.

Le patient avait reçu le cœur artificiel Carmat en octobre 2017, et « après 8 mois d’un excellent fonctionnement du cœur artificiel », a subi une nouvelle intervention pour lui transplanter un greffon de cœur en remplacement du cœur artificiel. L’opération s’est déroulée au Kazakhstan, au National Center for Cardiac Surgery d’Astana et a été effectuée par l’équipe du Dr Yuriy Pya, directeur général de ce centre hospitalier.

Le malade, atteint d’insuffisance cardiaque terminale, n’était initialement pas susceptible d’être choisi pour une transplantation cardiaque, à cause de son hypertension pulmonaire. Durant la période de huit mois où il a vécu avec le cœur artificiel, la santé du patient « s’est considérablement améliorée grâce au soutien du dispositif Carmat », ce qui a permis le rétablissement de son hypertension pulmonaire et la transplantation du cœur d’un donneur au mois de juin. Le Docteur Pya a expliqué avoir « observé (…) l’amélioration de l’hypertension pulmonaire » du patient porteur de la prothèse Carmat « grâce aux données fournies en continu » par celle-ci.

Commencé en France au cours de l’été 2016, l’essai Pivot avait pris du retard à cause du décès du premier patient implanté dans le cadre de cette étude. Une mort liée, selon la société, à une mauvaise manipulation par le malade des batteries de sa prothèse. A la suite de ce décès, l’Autorité Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) avait demandé la suspension de l’essai Pivot, le temps que Carmat procède à des améliorations de son dispositif.

L’étude pivot a pu reprendre en octobre 2017, la société Carmat ayant par ailleurs élargi les centres d’implantation de sa prothèse au Kazakhstan, en République tchèque et au Danemark. L’objectif primaire de l’étude a été « largement atteint » dans ce cas, puisqu’il stipulait une survie à 180 jours (6 mois) du patient transplanté.

La société a annoncé que de nouveaux centres d’implantation devraient être autorisés « prochainement » dans d’autres pays, afin de maintenir un rythme d’implantations « soutenu ».

Elle espère aussi obtenir dès 2019 un marquage CE (autorisation de commercialisation en Europe) pour sa prothèse.

 

Pour aller plus loin :

 

Sources : AFP (01/07/2018) – Sciences et Avenir, Christophe Archambault (01/07/2018)

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