Prélèvement d’ADN dans les prisons

Publié le : 22 octobre 2003

Depuis lundi, gendarmes et policiers sont mobilisés pour recueillir l’ADN de 1300 détenus de 4 prisons. Il s’agit d’alimenter le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) et d’étudier « dans quelles conditions ce dispositif peut être généralisé afin d’accélérer la mise à jour du fichier. » »Nous allons devoir passer du stade artisanal à l’ère industrielle » estimait-on hier au ministère de l’Intérieur qui souhaite répertorier à terme 400 000 profils.

 

Le fichier génétique français a été créé en 1998 après les crimes du tueur en série Guy Georges pour mettre en place une base de profils génétiques de condamnés pour crimes et délits sexuels et pour répertorier les traces biologiques relevées sur les lieux de crimes.

 

En 2001, une nouvelle loi a élargi le Fnaeg à d’autres crimes comme les actes de terrorisme ou de barbarie. Enfin la loi sur la sécurité intérieure de Nicolas Sarkozy du 18 mars 2003 élargit désormais le fichier aux suspects de certaines infractions.

 

Le stockage des prélèvements d’ADN est prévu pour une durée de 40 ans.

<p>Libération (Jacky Durand) 22/10/03 - Le Quotidien du Médecin 22/10/03</p>

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