Pour l’arrêt Perruche …

Publié le : 8 janvier 2002

Marcela Iacub, juriste et chargée de recherche au CNRS, estime qu’  » il faut sauver l’arrêt Perruche. » 

 

Pour elle, par l’arrêt Perruche  » il n’y a pas de droit de ne pas naître, mais seulement le droit à être indemnisé d’un handicap congénital lorsque celui ci aurait pu être diagnostiqué . » Elle soutient que l’arrêt Perruche  » donne une nouvelle légitimité à l’avortement  » et n’hésite pas à affirmer que  » c’est pour le bien de l’enfant à naître que l’on peut substituer, à un embryon malade, un autre, par l’intermédiaire d’un avortement « . Ainsi, l’avortement est à considérer « comme un moyen de prévention des maladies, par substitution, si l’on peut dire, des embryons « .

Il faut ainsi comprendre que pour Marcela Iacub l’identité d’une personne ne doit pas se confondre avec « l’être biologique conçu dans des circonstances spatio-temporelles singulières » mais qu’il est plus  » sensé  » de considérer que  » l’identité d’une personne humaine lui vient de la manière dont elle s’inscrit dans un projet parental, de la parole d’autres personnes humaines, plutôt que des contingences biologiques de sa conception« .

<p>Libération 08/01/02</p>

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