PMA et grossesse tardive : faut-il vraiment s’interroger sur les raisons d’une baisse des malformations congénitales ?

Publié le 17 Oct, 2016

Une étude parue dans l’International Journal of Obstetrics and Gynaecology constate que les enfants nés de mères de plus de 40 ans par procréation médicalement assistée (PMA) présentent moins de malformations congénitales que ceux nés de grossesses tardives conçus naturellement.

 

Pour en arriver à cette conclusion, les chercheurs ont établi des statistiques sur les naissances survenues dans le sud de l’Australie entre 1986 et 2002, soit plus de 300 000 grossesses naturelles, 2200 par fécondations in vitro (FIV) et 1400 par injections intra-cytoplasmique de sperme (ICSI). Pour les « grossesses naturelles », le risque de malformation chez l’enfant croît avec l’âge de la mère. Pour les grossesses par PMA, les chiffres sont inversés : le taux de malformations chez les enfants de femmes jeunes est élevé mais chute après 40 ans.

 

Les chercheurs hésitent sur l’explication à donner. Ils mentionnent « les conditions biologiques plus favorables », ou les « conséquences de la stimulation hormonale », et en appellent à d’autres recherches.

 

Faut-il vraiment s‘interroger ? Le tri embryonnaire combiné au dépistage prénatal n’expliquerait-il pas en partie ces résultats ?

L’étude pointe par ailleurs le fait que pour des femmes jeunes qui « conçoivent par PMA », le risque de malformations congénitales de l’enfant est plus important. Ajouté au faible « rendement » de la PMA[1], cet argument conforte l’idée que la PMA n’est pas la panacée attendue. Dès lors, pourquoi ne s’intéresse-t-on pas plutôt à comprendre les causes d’infertilité ? A connaître les facteurs environnementaux ayant un impact sur la fertilité ? A trouver des traitements curatifs plutôt que d’utiliser une médecine palliative qui ne traite pas ?

 

 

Note Gènéthique : La Naprotechnologie : une assistance médicale pour une procréation naturelle

 

[1] Cf. L’ABM publie en toute discrétion les mauvais résultats constants de la PMA

Partager cet article

Synthèses de presse

Ecosse : le NHS interrompt la prescription de bloqueurs de puberté pour les mineurs
/ Genre

Ecosse : le NHS interrompt la prescription de bloqueurs de puberté pour les mineurs

La clinique Sandyford de Glasgow a décidé d’interrompre la prescription de bloqueurs de puberté aux mineurs ...
« Soins d’accompagnement » : médecins et infirmiers opposés au changement de terminologie
/ Fin de vie

« Soins d’accompagnement » : médecins et infirmiers opposés au changement de terminologie

Infirmiers et médecins indiquent leur préoccupation « en raison des divergences avec la terminologie internationale et leurs conséquences pour la ...
Mettre le feu au matelas de son grand-père pour l’« aider à mourir » ?
/ Fin de vie

Mettre le feu au matelas de son grand-père pour l’« aider à mourir » ?

Une femme de 32 ans encourt la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir tué son grand-père en mettant le feu ...

Textes officiels

Fiches Pratiques

Bibliographie

Lettres