ONU : vers la création d’une  »agence sur les droits des femmes »

Publié le : 15 mars 2010

Le 8 mars 2010, journée de la femme, n’a pas vu la création d’une agence de l’ONU sur les droits des femmes comme certains l’espéraient. Le 4 mars 2010 à New York, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, est seulement intervenu devant la 54e assemblée de la Commission de l’ONU sur le statut de la femme pour lancer "un nouvel appel solennel […] en faveur de la création ‘sans délai’ d’un organe unique chargé ‘des questions d’égalité des genres et de renforcement des capacités des femmes’ ". Jusqu’au 12 mars 2010, cette Commission sur le statut de la femme a réuni près de 2000 femmes, "dont une dizaine de ministres ainsi que des centaines de représentantes d’ONG du monde entier qui, pour la plupart, défendent ardemment le projet".

Cette agence devrait permettre "la fusion des quatre organes onusiens qui interviennent aujourd’hui sur le droit des femmes : le fonds de développement des Nations unis pour la femme (Unifem), la division pour l’avancement des femmes, le bureau du conseiller spécial sur les questions de genres et enfin l’institut des Nations unis sur la formation et la recherche internationale pour l’avancement des femmes (Un-Instraw)". L’ONU reconnaît que les diverses interventions en faveur des femmes – contre les violences faites aux femmes, en particulier sexuelles;  contre les disparités de salaire, et celles qui se constatent dans la lutte contre la pauvreté; contre le trafic des êtres humains; pour la protection maternelle – sont "éclatées" et "souffrent d’un manque ‘de cohérence et de cohésion’ ". Pour Winnie Byanyima, directrice de l’unité du Programme des Nations unis pour le développement (PNUD), cette "super" agence "apportera une meilleure coordination au sein même des Nations unis, incitera chaque agence à assurer comme elle le doit l’égalité des genres et enfin permettra de s’intéresser à des nouveaux domaines qui ne sont pas couverts pour l’instant, comme les conséquences du changement climatique et de la crise financière sur les femmes". Elle serait "dirigée par une personnalité au poids politique incontestable" : Michelle Bachelet, présidente du Chili ayant quitté le pouvoir le 11 mars 2010, a été pressentie. Un rapport présenté en janvier 2010 a déjà "défini les contours de la future organisation" qui serait notamment "dotée de 500 millions de dollars, dont 375 millions par des contributions volontaires des pays donateurs".

Le Monde (Brigitte Perrucca) 07- 08/03/10

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