ONU : Le Secrétaire général ajoute l’avortement aux objectifs humanitaires

Publié le 23 Fév, 2016

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon, veut « ajouter de nouveaux objectifs pour inclure l’avortement et les droits des LGBT au plan de développement des Nations Unies ». Ces deux mesures permettraient selon lui d’« atteindre les objectifs humanitaires compris dans le nouveau programme de développement durable ». Il a pour cela publié un rapport intitulé : « Une humanité unique, une responsabilité partagée », qui servira de base de discussions entre les gouvernements lors du Sommet Humanitaire Mondial à Istanbul qui aura lieu en mai 2016.

 

Dans ce rapport, il « insiste pour que la ‘priorité’ soit donnée afin ‘d’assurer aux femmes et aux adolescents des services complets de santé sexuelle et reproductive, sans discrimination’ », une expression qui est « comprise par le personnel de Ban Ki-Moon et certains Etats membres de l’ONU comme incluant l’avortement [1] ».

 

Le programme de développement durable, « soigneusement négocié » par les gouvernements pendant trois ans et adopté par l’Assemblée général en septembre 2015, a déjà suscité la polémique concernant l’avortement (cf. ONU : L’avortement ne fait plus partie des objectifs de développement durable, Le programme de développement durable de l’ONU ne satisfait pas les partisans de l’avortement).

 

L’« étape d’Istanbul » peut donner à Ban Ki-Moon « un moyen d’obtenir le consentement tacite général envers son approche des objectifs de développement durable dans un contexte où les nations qui résistent à l’avortement et aux droits des LGBT seront mises dans une situation désavantageuse », analyse le C-Fam[2]. Ce sommet, convoqué par le Secrétaire général, est « entièrement contrôlé par son personnel » et ne fera pas l’objet de négociations « ni avant, ni pendant ».

 

 

[1] « La santé reproductive dans les nouveaux objectives onusiens renvoie à un accord historique de l’ONU de 1994 sur la population et le développement qui a expressément rejeté un droit à l’avortement en toutes circonstances, et ne permet l’avortement dans les programmes de l’ONU que là où il est légal ».

[2] Center for Family and humain rights.

C-Fam (20/02/2016)

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