Né d’un don de gamètes : « Ma vie entière est un vaste mensonge »

Publié le : 30 novembre 2017

John, un anglais, est âgé de 22 ans quand il apprend qu’il est issu d’un don de gamètes. Sa sœur cadette, 19 ans et enceinte, avait demandé à ses parents s’il y avait « des conditions héréditaires familiales dont elle devrait avoir connaissance ». Ses parents lui avaient simplement indiqué « qu’ils ne pouvaient pas répondre » puisque sa naissance et celle de son frère étaient l’une et l’autre liées à un don de sperme et d’ovocyte.

 

Leur conception ayant eu lieu dans les années 80, John n’a pas pu retrouver la trace de ses parents biologiques et il s’est heurté au silence de ses parents. Leur relation est alors « tombée en panne ». « Ma vie entière a soudainement été un vaste mensonge », commente-t-il. S’en sont suivies plusieurs années difficiles à « enchaîner les petits boulots » et à lutter « contre une addiction aux jeux ».

 

Aujourd’hui, âgé de 35 ans, marié et père, il reste opposé au don de gamètes : « Nous ne devrions pas jouer ainsi avec la science. Si j’avais été adopté, j’aurais pu retracer l’histoire de ma naissance et il m’aurait été plus facile de trouver mes racines. Je ne sais pas si mes parents biologiques se connaissaient et encore moins pourquoi ils ont fait le choix de faire un don ». Il estime que le don de gamète favorise « un commerce d’êtres humains » et que « peu de gens considèrent les effets produits sur l’enfant ». 

<p>BBC (30/11/2017)</p>

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