Une française a donné naissance à une petite fille le 8 mars 2011, à l’hôpital privé de Parly II-Le Chesnay, après une greffe de tissus ovariens prélevés sur sa soeur jumelle. Atteinte d’un syndrome de Turner (anomalie touchant le chromosome X), avec absence d’ovaires, la patiente présentait une ménopause précoce. Bien qu’ayant le même syndrome, suivant une forme dite "mosaïque", sa soeur a des ovaires normaux et est déjà mère de deux enfants. La greffe n’a pas requis de traitement anti-rejet, les deux soeurs étant jumelles monozygotes. Quelques mois après la greffe, réalisée en août 2009, la patiente avait récupéré un cycle normal et elle est tombée enceinte naturellement. La patiente a été étroitement suivie, précise le Dr. Guy Kerbrat qui l’a accouchée, la grossesse présentant un risque cardiovasculaire et rénal élevé du fait du syndrome de Turner.
"C’est la première fois au monde qu’une telle greffe est faite entre jumelles ayant un syndrome de Turner", explique le Pr. Jacques Donnez, gynécologue à l’université catholique de Louvain à Bruxelles, qui a effectué la greffe. C’est aussi la première fois qu’une telle greffe est réalisée en Europe. Jusqu’à présent, des greffes de tissus ovariens entre jumelles avaient été réalisées aux Etats-Unis par le Dr Sherman Silber.
En 2009, une petite fille était née à Besançon après autogreffe d’ovaire (Cf. Synthèse de presse du 25/06/09).
La Croix 18/04/11 – Romandie News 16/04/11 – Cyberpresse.ca 17/04/11