Mobilisation européenne contre la gestation pour autrui

Publié le : 11 mars 2016

A quelques jours du vote du projet de rapport et de résolution sur la GPA par la Commission des questions sociales du Conseil de l’Europe, le collectif No Maternity Traffic, la FAFCE[1] et l’ECLJ[2] se mobilisent pour s’y opposer.

 

L’ECLJ est intervenu au Parlement européen jeudi matin dans le cadre d’une conférence de « l’intergroupe famille », sur le thème : « Mères porteuses : une effrayante réalité ». Gregor Puppinck a « notamment pu expliquer oralement aux députés les voies de droit international possibles pour interdire la GPA ».

 

Le Collectif No Maternity Traffic (dont l’ECLJ fait partie) a remis jeudi après midi au secrétariat du Conseil de l’Europe la pétition de citoyens européens qui demandent l’interdiction universelle de la GPA. Les 107 967 signataires « souhaitent que les gouvernements initient la rédaction d’un texte interdisant expressément toute forme de GPA en Europe et que la Cour européenne des droits de l’homme soit garante des droits des femmes et des enfants et condamne la pratique de la GPA comme contraire aux Droits de l’homme ».

 

Le rapport « controversé » (cf. GPA : Quelle éthique au Conseil de l’Europe ?) sera voté à huit clos, le 15 mars à Paris. No Maternity Traffic organise à cette occasion un rassemblement et une conférence de presse devant le Bureau du Conseil de l’Europe.

 

Enfin la FAFCE « demande à toutes les organisations qui s’opposent à la GPA ‘de joindre leurs forces pour se faire entendre’ » et à tous les citoyens « à rendre leurs représentants à l’Assemblée parlementaire responsables de leurs décisions ». La FAFCE, qui a un statut participatif au Conseil de l’Europe, « demande aux membres de l’Assemblée parlementaire ‘d’examiner en détail et avec le temps de réflexion nécessaire le sujet de la GPA, afin de protéger la dignité humaine et l’intégrité physique et mentale des enfants et des femmes’ ». Les membres de la fédération s’inquiètent particulièrement du fait que « ce rapport préliminaire sera examiné à huit clos », alors que ce sujet « devrait faire l’objet d’un débat public et transparent. Il concerne la dignité de nombreuses femmes et de nombreux enfants à travers le monde ».

 

[1] Fédération des associations familiales catholiques en Europe.

[2] European Centre for Law and Justice.

<p>Zenit (10/03/2016); No Maternity Traffic (10/03/2016); ECLJ (10/03/2016)</p>

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