L’Union africaine refuse les politiques de « santé reproductive »

Publié le : 22 juillet 2010

Lors de la 15e  session ordinaire du Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, qui se tient du 19 au 27 juillet 2010 à Kampala en Ouganda, les dirigeants africains se penchent sur le thème de la santé maternelle, néonatale et infantile et sur le développement en Afrique. Pour un certain nombre d’experts reconnus dans le domaine de la santé maternelle, ce sont "des soins de santé adéquats, et non la légalisation de l’avortement, [qui] contribueront à réduire les […]  décès maternels". Certains espèrent que les débats qui auront lieu lors du Sommet ne seront pas détournés pour faire pression pour légaliser l’avortement en Afrique. Ils souhaitent que les discussions restent centrées sur le développement de soins de santé adéquats et sur le bien-être des femmes et des enfants africains. Les efforts doivent être conjugués "afin que les mères et les enfants aient droit à la vie". "Les gens de l’Afrique sont les plus importantes ressources de leur continent. Les enfants de l’Afrique sont son espoir". 

La Fondation Gates a promis de donner 1,5 milliard pour combattre la mortalité maternelle. Interrogée sur l’avortement, Melinda Gates a déclaré "qu’elle n’aborderait pas le sujet et que les fonds ne serviraient pas à payer des avortements".

Au niveau international, on note que les taux de mortalité maternelle les plus bas se trouvent dans les pays où l’avortement n’est pas légal : Malte, Nicaragua, Irlande et Pologne. En revanche, à New York, le taux de mortalité maternelle grimpe alors que l’avortement est légal et aisément accessible. C’est l’accès à "l’eau potable, à du sang propre, à des professionnels de santé formés et à des lieux de traitements sanitaires [qui] aidera à faire diminuer de façon radicale les taux de mortalité maternelle en Afrique".

Congoplus.info 21/07/10

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