L’IRM fonctionnelle permet de cartographier la connectivité cérébrale chez le foetus

Publié le : 25 février 2013

 Pour la première fois, « des chercheurs ont utilisé l’IRM fonctionnelle pour visualiser et quantifier […] le développement des connections cérébrales chez 25 foetus humains en bonne santé, au cours du 2è ou 3è mois de la grossesse  »  

Actuellement, « des preuves irréfutables indiquent que de nombreux troubles mentaux (autisme, schizophrénie, trouble déficit de l’attention avec hyperactivité [TDAH] et autres) sont causés par des perturbations dans la connectivité fonctionnelle des réseaux de neurones dans le cerveau. Ces perturbations ont de fortes chances de survenir durant le développement, en particulier durant la vie foetale« . Cependant, « on ignore quand et dans quel ordre la connectivité fonctionnelle des neurones émerge durant la vie foetale« . Par conséquent, le Dr Moriah Thomason (Wayne State University à Détroit) et son équipe a utilisé « l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRM) à l’état de repos pour cartographier les connections cérébrales » de foetus entre 24 et 38 semaines de grossesse. Et les résultats confirment bien « la présence de connections fonctionnelles bilatérales dans le cerveau foetal et de connections régionales dans chaque hémisphère« , mais aussi que « le schéma des connections varie selon les régions et l’âge du foetus, avec une intensité croissante des connections en approchant du terme de la grossesse« . 

Pour les chercheurs, « ces résultats améliorent la compréhension du développement du système nerveux central du foetus humain et procure une base pour voir si des agressions durant la vie foetale jouent un rôle dans le développement ultérieur des troubles de la connectivité fonctionnelle neuronale« .
Pour le Dr Thomason, « cette étude montre qu’il est possible d’étudier l’activité cérébrale chez les foetus alors qu’ils sont encore dans l’utérus, cela grâce à un scanner IRM externe qui ne provoque pas de risque pour la santé de la mère ou de l’enfant« . En outre, « cela aidera la communauté scientifique à étudier et à découvrir les facteurs qui influencent le développement cérébral précoce, ce qui pourrait amener à mieux comprendre comment des troubles comme l’autisme surviennent« , et peut-être, les prévenir. 

A l’avenir, « l’équipe envisage de continuer à définir comment les réseaux cérébraux fonctionnels se forment durant la vie foetale (date et schémas), et de commencer à examiner quels facteurs influencent le développement de ces réseaux« . En outre, elle « examinera si des altérations dans la connectivité normale précèdent les maladies du développement« . Pour réaliser ces éléments, un suivi à long terme des nourrissons est nécessaire, et est actuellement en cours. En effet, « il est important […] de lier le développement in utero, au progrès du développement et aux résultats à long terme« , précisent les chercheurs.
 

<p> Le Quotidien du Médecin (Dr Véronique Nguyen) 25/02/13 </p>

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