Les Nations Unies s’inquiètent de la multiplication des « boîtes à bébés »

Publié le : 12 juin 2012

Ces dernières années, en Europe, « les ‘boîtes à bébés’ destinées aux parents en détresse qui souhaitent abandonner » anonymement leur bébé se multiplient. Inquiètes de cette situation, les « Nations Unies tirent la sonnette d’alarme« .
Si la première « boîte à bébés » a été installée à Hambourg, en Allemagne, en 2000, dix pays européens ont par la suite adopté la même pratique, comme c’est le cas en Italie, en Suisse ou en Pologne. On en dénombrerait aujourd’hui « plusieurs centaines » en Europe, dont le fonctionnement s’avère globalement le même dans chacun des pays (Cf Synthèses de presse Gènéthique du 02/07/10 et du 24/02/12). Ainsi, passé un délai de huit semaines, durant lequel « le parent […] peut revenir sur sa décision, […] une procédure d’adoption classique est enclenchée, tandis que l’Etat devient légalement responsable de l’enfant« .
Pour les Nations Unies, « le système viole le droit fondamental d’un enfant à connaître ses parents« . Le Comité en charge du contrôle de l’application de la Convention Internationale des droits de l’enfant considère que la pratique va à « l’encontre du droit de l’enfant à ce que son ou ses parents le connaissent et s’occupe de lui« . Cependant, pour les défenseurs de cette pratique, le « dispositif ‘protège le droit d’un enfant à la vie’ et sauve ‘des centaines de nourrissons’ « .
 

<p>lemonde.fr (Charlotte Chabas) 12/06/12 - guardian.co.uk (Randeep Ramesh) 10/06/12</p>

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