Le Royaume-Uni revendique la 1ère greffe d’un cœur « arrêté » en Europe

Publié le : 30 mars 2015

L’équipe médicale de l’hôpital Papworth (Cambridge, Royaume-Uni), revendique une première européenne : le succès de la transplantation d’un cœur « arrêté ». Cette technique a été inaugurée en Australie en 2014 (cf. Synthèse Gènéthique du 24 octobre 2014). L’équipe a « relancé » le cœur quelques minutes après qu’il ait cessé de battre.

 

Cette première est le résultat de plus de dix ans de travail qui ont permis de mettre au point le protocole. L’équipe médicale dispose d’un court délai après la déclaration de la mort du patient pour prélever un cœur, ce qui suppose que le patient décède en milieu hospitalier, « sous surveillance du personnel médical ». Ainsi, les donneurs sont des patients décédés d’un arrêt cardiaque « contrôlé », c’est-à-dire survenu après l’arrêt des thérapeutiques. Le Dr Stephen Large, à la tête de l’équipe, explique que « le décès est déclaré cinq minutes après l’arrêt des battements du cœur. À partir de là, le corps est transporté en salle d’opération, où il nous faut environ six minutes pour relancer le cœur ».

 

Le bénéficiaire de la greffe est un soixantenaire londonien victime d’une attaque cardiaque en 2008. L’Hôpital affirme qu’il a bien récupéré et a pu rentrer chez lui après seulement quatre jours en soins intensifs.

 

Certains experts annoncent que le nombre d’organes disponibles pourrait s’accroitre de 25% grâce à cette technique. Mais pour le Pr Olivier Bastien, directeur du prélèvement et de la greffe d’organes et de tissus à l’ABM (agence de biomédecine), il faut rester « prudent »

 

<p>Le Figaro (Pauline Fréour) 27/03/2015 - Le Monde 27/03/2015 - The guardian (Ian Sample) 26/03/2015</p>

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