Le rapport sur les lois de bioéthique du PCD

Publié le 29 Jan, 2010
Le Parti chrétien-démocrate (PCD) a transmis aux parlementaires son rapport sur de la révision des lois de bioéthique, intitulé “Parce que l’homme est fragile“. Pour Christine Boutin, le “fil rouge” devant guider les choix politiques en matière de bioéthique est “‘le vrai respect de l’être humain dans sa plus grande fragilité’“, avec pour point de repère essentiel l’ “‘affirmation et la protection de sa dignité inviolable, alors même qu’il est dans la situation la plus humble et la plus menacée’“.

 

Le rapport demande ainsi la “‘suppression de toute recherche sur l’embryon humain'” en rappelant que des méthodes alternatives, telles que les cellules souches de sang de cordon ombilical et les cellules souches adultes, “ont prouvé une efficacité comparable, voire supérieure“, et qu’il serait opportun d’encourager le développement de ces alternatives. Cette position s’oppose à celle qui a été choisie par les rapports précédents, à savoir une autorisation dérogatoire de la recherche sur l’embryon reposant sur une “analyse inverse, à savoir qu’aucune méthode n’a aujourd’hui fait la preuve d’une efficacité supérieure aux autres“.
 
Concernant l’aide médicale à la procréation (AMP), le PCD propose d’en limiter l’accès “‘aux foyers stables composés d’un homme et d’une femme mariés‘”. Il précise également que le respect dû à l’embryon “‘devrait conduire à refuser la conception d’embryons surnuméraires en ne fécondant que le nombre d’ovocytes correspondant au nombre d’embryons qui peuvent être implantés‘”. Le rapport demande que soient refusées  les “‘techniques de tri embryonnaire comme le diagnostic préimplantatoire (DPI) ou la sélection de bébés médicaments qui induisent une dérive de type eugénique‘”.
 
De même, il se prononce contre l’extension du DPI à la détection de la trisomie 21. La gestation pour autrui y est aussi rejeté, au rappel du principe de “‘l’indisponibilité du corps humain‘”, et parce que cette pratique nuit à l’intérêt de l’enfant, instrumentalise les femmes et fragilise la famille biologique. Le rapport ne se prononce pas sur l’anonymat du don de gamètes faisant seulement observer que “‘la loi l’a jusqu’à présent imposé, sans reconnaître à l’enfant le droit de connaître ses origines‘”.
 
Enfin, il préconise le maintien du consentement présumé, dispositif légal qui encadre le don d’organes.

La Croix (Marianne Gomez) 29/01/10

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