Le projet de loi de bioéthique en débat

Publié le : 15 février 2011

Libération qualifie le projet de loi sur la bioéthique de « rendez vous manqué« , et « d’un étonnant statut quo » qui maintient l’interdiction de de la recherche sur l’embryon humain et de la gestation pour autrui et maintient l’anonymat des dons de gamètes (cf Synthèse de presse du 11/02/11).

« Concevoir avec un géniteur mort, c’est légitime. Avec un homo, toujours pas » résume Libération, évoquant le transfert d’embryons.

Le diagnostic prénatal a « fait l’objet d’un long débat« , notamment le dépistage de la trisomie 21, qui amène à un taux de 96 % de grossesses interrompues. Désormais, le médecin proposera à la femme des informations sur des associations qui pourront l’aider et un délai d’une semaine lui sera proposé avant toute décision concernant la grossesse.

Pour certains députés PS, le projet de loi est « un texte de régression« .

Jean Leonetti pense que ce texte est équilibré et « qu’il y a eu des avancées« . Il déplore qu’ « au final, on va aboutir à un vote droite contre gauche, ce qui n’était pas mon souhait« .

Pour Marine Le Pen, ce débat sur la bioéthique est un « sujet fondamental, qui touche à notre vision de l’homme et aux racines de notre civilisation« .

Dans un entretien avec le journal La Croix, elle affirme que le Front National et les Français ont été écartés de ce débat. « On l’a bien vu avec le bébé médicament : ils ont appris du jour au lendemain que l’on pouvait faire un bébé pour en soigner un autre » dénonce-t-elle. On bascule vers « la transformation de l’être humain en objet. Avec des notions de rentabilité, d’utilité de la procréation« .

Elle explique vouloir revenir sur la Loi Veil qui a été « dénaturée« . L’avortement qui devait être un « ultime choix » en cas de détresse, est devenu la seule proposition que l’on donne à une femme qui se rend au Planning familial : « on lui propose l’avortement ou… l’avortement« . Elle s’oppose au remboursement de l’avortement, jugeant qu’ « il existe suffisamment de moyens de contraception » et préfère placer les aides financières dans l’adoption prénatale.

<p>Libération (Charlotte Rotman, Eric Favereau) 15/02/11 - La Croix (Laurent de Boissieu, Marine Lamoureux) 15/02/11</p>

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