Le prélèvement cardiaque sur patient à « cœur arrêté », une piste à haut risque

Publié le : 2 avril 2015

Après l’annonce de la première européenne (Cf. Synthèse Gènéthique du 30 mars 2015), la France serait-elle prête à emboiter le pas du Royaume-Uni ?

 

D’après le Pr Jean-François Obadia, spécialiste de la transplantation cardiaque à l’hôpital Louis Pradel de Lyon, les spécialistes français ne sont pas prêts à se lancer dans ce type d’expérimentation. « C’est quand même une piste à haut risque » et rien ne prouve que le projet « n’est pas une impasse ». « Avant d’avoir un cœur qui marche, j’aimerais savoir combien ont échoué. » Selon lui, à ce stade, il n’est pas utile que « tout le monde s’y mette en même temps, sinon on reproduit tous les mêmes erreurs ». D’autre part, la procédure est couteuse au point d’être dissuasive.

 

En France, le prélèvement d’organes sur patient ayant subi un arrêt cardiaque est possible depuis 2005 mais uniquement pour les greffes de reins, foies et poumons. La loi n’autorise pas le prélèvement de cœur sur ces patients. L’ABM a toutefois présenter un protocole en septembre 2014 pour ce type de prélèvement (Cf. Synthèse Gènéthique du 20 mars 2015, du 3 décembre 2014 et du 23 septembre 2014).  

 

<p>Le Quotidien du Médecin (Clémentine Wallace) 2/04/2015</p>

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