Le gender ou l’emprise de l’individu sur la réalité biologique

Publié le : 4 juillet 2013

 Dans une tribune publiée dans le quotidien le Figaro, Chantal Delsol, philosophe, met en garde contre la volonté de la société d’aujourd’hui d’écarter l’individu « de ses groupes d’appartenances et de ses caractéristiques identitaires » soit disant « afin de le rendre libre de tout« . « Désinscrire » l’individu de ces éléments « permettrait donc d’échapper aux tentations et tentatives de la discrimination« . La théorie du genre est le moyen « [mis] en oeuvre [qui permettrait ] la dernière désinscription possible, celle du sexe » dénonce la philosophe.

En effet, « la différence sexuelle est la plus naturelle, la seule différence véritablement biologique ». explique-t-elle. L’individu qui se défait de cette caractéristique sera alors « dé-marqué« . La théorie du genre « produi[t] [ainsi] des individus dégriffés c’est-à-dire sans nom, le nom correspondant à une appartenance dont on ne veut plus« . L’individu devient alors « transparent« .

Cela traduit « un désir de l’individu de choisir, sinon son sexe biologique, au moins son appartenance de ‘genre’ « . L’homme veut aujourd’hui tout recréer, et rejette tout ce qui ne vient pas de lui : « rien n’est nature, tout est culture. Tout est en mon pouvoir […] ». Autrement dit, l’homme construit son propre monde qu’il maintient sous son emprise.

Mais pourtant, « la différence sexuelle existe. Un homme et une femme ce n’est pas pareil. Les désordres de l’adolescence en sont les témoins. On va raconter aux enfants des mensonges« . L’enseignement du « gender » dans les cours de SVT [sciences de la vie et de la terre] insiste la philosophe est une aberration : « il ne s’agit aucunement d’une partie de la science, mais bien d’une opinion, et plutôt en l’occurrence, d’une idéologie« . Enseigner le sexe biologique et « la manière réelle de faire des enfants« , c’est de la science. Mais enseigner une théorie particulière relative à « la construction de l’identité sexuelle par le choix du comportement sexuel […]n’a pas vocation à s’imposer à tous les enfants de France comme si c’était une science« . Comparant cette « propagande » à celle qu’ont vécu les enfants soviétiques, Chantal Delsol conclut : »quand le pouvoir veut imposer à un peuple des âneries patentées, il n’y a plus que la résistance« .

<p> le Figaro (Chantal Delsol) 04/07/2013</p>

Partager cet article

Synthèse de presse

Chronique audio

Textes officiels

ressources

Fiches pratiques

Bibliographies

S'abonner aux lettres