« Le dépistage de la trisomie 21 est un génocide »

Publié le : 25 novembre 2010

En Nouvelle-Zélande, Right to Life (Droit à la vie), un groupe de parents d’enfants trisomiques, menace de poursuivre le gouvernement devant un tribunal des Droits de l’Homme à cause du programme de dépistage prénatal de la trisomie 21 que le ministre de la santé a introduit en février 2010 sans consultation publique.

Ce groupe de parents déclare que ce programme de dépistage discrimine les personnes atteintes de trisomie 21 et qu’il viole l’article 2 de la Convention de l’ONU pour  la prévention et la répression du crime de génocide car il impose des mesures tendant à empêcher les naissances d’un groupe humain spécifique. En effet, l’article 2 de la Convention définit le génocide comme un acte commis avec l’intention de détruire, entièrement ou en partie, un groupe, qu’il soit national, ethnique, racial ou religieux comme tel, par l’imposition de mesures dont l’intention est d’empêcher des naissances dans ce groupe.

Les parents expliquent que les personnes trisomiques 21 constituent un groupe stable et permanent, liés génétiquement par la possession d’un troisième chromosome sur la paire 21 et qu’ils partagent les mêmes caractéristiques physiques : ils peuvent ainsi être définis comme un groupe ethnique. La présence, la forme, la présentation et la gestion de ce programme de dépistage prénatal "envoient un message clair aux personnes trisomiques 21 selon lequel leurs vies n’ont pas de valeur et renforcent la discrimination à leur égard" concluent-ils.

Les documents du ministère affirment que ce programme diminuera le nombre de naissances d’enfants trisomiques. 90% d’entre eux seraient avortés.

Bioedge (Michael Cook) 25/11/10 - New Zealand Herald (Garth George) 25/11/10

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