Le danger des grossesses tardives

Publié le : 19 janvier 2005

La naissance le week end dernier d’Eliza Maria, dont la mère âgée de 67 ans, a eu recours à une procréation médicalement assistée (PMA) a suscité de nombreuses réactions. "Dans cette affaire, nous sommes dans le délire absolu" affirme le professeur Michel Tournaire de l’hôpital Saint Vincent de Paul. Le docteur Jacqueline Mandelbaum, membre du Comité consultatif national d’éthique (CCNE) rappelle que l’aide à la procréation est réservée en France aux femmes en âge de procréer. "On a vraiment l’impression que de temps en temps les médecins de la reproduction suivent un désir fantasmatique qui ne correspond plus à quelque chose de raisonnable et de sensé" ajoute t-elle.

Depuis 20 ans, il est scientifiquement possible pour une femme ménopausée d’avoir recours à un don d’ovocyte, de le faire féconder en éprouvette avec le sperme de son conjoint pour obtenir un embryon que l’on réimplante dans l’utérus de la future mère. 

En France le recours aux PMA est réservé aux femmes âgées au maximum de 42 à 43 ans. Les françaises de plus de 45 ans doivent partir à l’étranger, notamment en Belgique ou en Espagne où les médecins sont moins regardant sur la législation. Au total il y aurait "une vingtaine de naissances entre 50 et 55 ans chaque année dans notre pays" précise le professeur Michel Tournaire.
Rappelons toutefois que le risque de décès maternel augmente avec l’âge.

Le Figaro (Martine Perez) 19/01/05

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