Le clonage : avenir de la médecine ?

Publié le : 27 février 2003

Michel Revel, professeur de génétique moléculaire à l’Institut Weizmann des Sciences (Israël) et président du Comité de bioéthique de l’Académie des sciences d’Israël, estime que les débats sur le clonage ont été l’occasion d’un "très mauvais procès à la médecine et à la science". Le danger d’un tel procès véhiculant l’image d’un enfant clone et de son parent jumeau est "de propager dans le public un "dogme" de déterminisme génétique qui en réalité n’a pas de base scientifique" car "les gènes ne sont qu’une partie de ce qui fait la personnalité".

Il lui paraît évident que le clonage ne doit pas remplacer la reproduction sexuée mais, ajoute-t-il, "c’est l’essence de la médecine que de pallier les insuffisances de la nature, en le contournant si besoin est". Ainsi, si la méthode du clonage était sûre et efficace, pourquoi ne pas proposer à un couple stérile la procréation assistée par clonage ? Pour Michel Revel, il ne faut pas "exclure a priori une nouvelle technologie dans la lutte contre les maux de l’humanité". 

Michel Revel participera, ce dimanche 1er mars, à la première conférence débat des "Dimanches de la Vie" dont le thème sera "Demain les clones ?". Geneviève Delaisi de Parceval, psychanalyste, René Frydman, chef du service de gynécologie-obstétrique à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart, Didier Sicard, président du Comité Consultatif national d’éthique, participeront également. Les "Dimanches de la Vie" sont des conférences débats organisées tous les mois au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) sous la responsabilité de Bernard Kouchner, professeur titulaire de la chaire santé et développement.

Libération (Michel Revel) 27/02/03

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