L’autoconservation des ovocytes en question aux Pays Bas

Publié le : 1 février 2016

La ministre de la santé des Pays Bas, Edith Schippers, s’interroge sur l’autorisation à donner aux femmes de 50 ans qui veulent recourir à une PMA « avec leurs ovocytes congelés 15 ans auparavant ». Actuellement, la PMA est autorisée jusqu’à 45 ans dans ce pays.

 

La « question sous jacente est aussi celle du ‘Social freezing’ », c’est-à-dire de l’autoconservation des ovocytes sans motif médical. Ce protocole a fait l’objet de vives protestations lorsque des entreprises américaines avaient proposé de financer le Social freezing de leurs cadres féminins.

 

Cette question est également évoquée en Belgique, où le prélèvement d’ovocytes est possible jusqu’à 45 ans « afin d’effectuer une transplantation avant 47 ans ». Le Dr Dominic Stoop (UZ Brussel) « estime que 300 femmes en Belgique ont déjà eu recours » au Social freezing.

 

Note de Gènéthique : En France, le CNGOF s’est déclaré favorable à cette pratique en décembre 2012 (cf. L’autoconservation des ovocytes pour convenance personnelle fait débat), mais un récent sondage montre que les français y sont réticents (cf. Les français réticents à l’autoconservation des gamètes). L’arrêté publié le 8 janvier 2016, qui ouvre le don de gamètes aux personnes sans enfants, prévoit que les donneuses puissent conserver une partie de leur gamète pour leur usage. Une ouverture qui fait débat (cf. L’autoconservation des ovocytes est « tout sauf une avancée pour les femmes »).

<p>Institut Européen de Bioéthique (26/01/2016)</p>

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