La thérapie cellulaire dans les laboratoires français

Publié le : 5 novembre 2004

Les Echos reviennent sur les thérapies cellulaires en cours d’expérimentation chez les équipes françaises et montrent les propriétés prometteuses des cellules souches adultes.

Concernant les maladies du coeur, l’équipe du Pr Menasché de l’Hôpital européen Georges Pompidou (Paris) travaille depuis plusieurs années sur les transplantations de cellules musculaires sur les malades victimes d’infarctus. Les autogreffes pratiquées sur des patients, lors d’un essai en phase 1, ont déjà donné des résultats encourageants. L’essai en phase 2, lancé prochainement, devrait porter sur 300 malades.

Les équipes du Dr Jean-Thomas Vilquin et Jean-Pierre Marolleau de l’Hôpital Saint Louis (Paris) ont mis en place un "atelier de production" de cellules prêtes à être greffées. Les cultures de cellules sont réalisées à partir d’une cellule prélevée sur le patient. Le Pr Vilquin indique que pour un patient environ un milliard de cellules peuvent être produites en une vingtaine de jours. Le coût d’une culture s’élève à 5 000 euros. Deux industriels américains, Gensyme et Medtronic, sont intéressés par la technique brevetée à Saint Louis.

Le Pr Marc Peschanski (Inserm, Henri Mondor, Paris) ne travaille pas sur des cellules souches adultes mais sur des cellules de foetus (issus d’avortements). Il utilise des neurones fœtaux pour essayer de traiter des patients atteints de la maladie de Huntington, affection héréditaire du système nerveux central. Un essai de phase 2 sur une centaine de malades a commencé.

Les Echos (Alain Perez) 04/11/04

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