Jean Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, publie une tribune à l’occasion de la journée internationale de la trisomie 21, le 21 mars. Ces journées sont un prétexte pour « se donner bonne conscience » écrit-il. Elles « se ressemblent et semblent consolider la solidarité autour de personnes qui sont porteuses de cette particularité génétique caractérisée essentiellement par une déficience intellectuelle ».
Mais « tout le reste du temps, les personnes trisomiques sont les ennemis publics numéro un d’une politique de santé publique qui a pour effet de les faire disparaître dans un consensus avoué » dénonce-t-il. Dernière preuve, le 5 mars dernier, lors d’une émission Europe 1 où la journaliste Anne Sinclair « a considéré que l’élimination des trisomiques avant leur naissance est ‘un eugénisme protecteur pour éviter des drames effroyables’ ».
Ce « processus d’éradication » passe par le dépistage prénatal non invasif (DPNI), « sûr et sans bavure, efficace à 100% ». Jean Marie Le Méné craint son arrivée prochaine dans la politique de dépistage française : « L’offre créé la demande et l’eugénisme aura fait encore un pas supplémentaire » (cf. Transhumanisme et eugénisme : L’humanité en question ?,Dépistage de la trisomie 21 : l’ “authentique” scandale du transhumanisme, Le marché du dépistage prénatal des trisomiques relève du transhumanisme).
Toutefois « l’idéologie française n’est pas la vraie vie », et la recherche avance : la Fondation Jérôme Lejeune finance une recherche thérapeutique au profit des personnes porteuses d’une déficience intellectuelle. Elle « travaille en réseau avec d’autres pays européens, avec les Etats Unis et déjà quelques firmes pharmaceutiques ».
Valeurs actuelles (17/03/2016)