Iran : le « business florissant » de la GPA

Publié le 24 Jan, 2022

Alors que l’Iran traverse une crise économique, la gestation par autrui (GPA) devient « un business florissant ». S’il n’y a pas encore de statistiques, de plus en plus de femmes sont « disposées à louer leur utérus ». Ce phénomène prend de l’ampleur « à mesure que la pauvreté et le chômage augmentent en Iran ».

Un tarif pour la mère porteuse et le “courtier”

Le prix pour le recours à une mère porteuse a augmenté depuis deux ans. Les tarifs démarrent à environ 2 600 euros. Et il peut arriver que le tarif dépasse les 4 800 euros. « Bien que la GPA mette en danger la santé des femmes et leur cause divers problèmes physiques et psychologiques, elles n’ont d’autre choix » que de « rétrocéder » 20% environ de cette somme au « courtier ».  Par comparaison, « le salaire minimum d’un ouvrier en Iran s’élève à environ 65 euros » (cf. « Ceux qui utilisent le mot éthique comme complément de la GPA sont des menteurs, des ignorants ou des candides »).

Trois ou quatre grossesses

La pratique de la GPA se développe dans toutes les provinces d’Iran, même si « Téhéran et les grandes villes ont le taux le plus élevé d’enfants nés par GPA ». De plus, en raison des difficultés économiques, « le nombre de mères porteuses a augmenté ces dernières années ». Madame Gholami, une spécialiste de cette question, pointe qu’« il y a moins de demandeurs que de mères porteuses ». « A condition que la grossesse soit normale, une femme peut mettre à disposition son utérus autant de fois qu’elle le souhaite », explique l’experte. Mais, « bien sûr, il faut attendre six mois après l’accouchement pour une nouvelle grossesse », précise-t-elle.

Les couples ayant recours à la GPA sont « en majorité des couples infertiles ». Cependant, « certaines femmes préfèrent, pour diverses raisons, confier » leur embryon à une mère porteuse.

L’avocat Ahmad Reza Vanaki affirme : « A chaque long processus de grossesse, la force physique de la mère diminue ». Et « porter un fœtus pendant neuf mois puis être séparée du bébé peut être traumatisant ». rappelle-t-il. 

Source : Courrier International (22/01/2022).

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