Instrumentaliser le témoignage pour augmenter les dons d’organes ?

Publié le 10 Déc, 2015

Au Pays-de-Galles, après l’accident qui a couté la vie à son fils de sept ans et à son mari, Anna-Louise, une mère de famille, a décidé d’expliquer au journal The Mirror pourquoi elle a choisi de faire don de leurs organes.

 

Son témoignage s’insère dans la campagne du Mirror « Change the Law for life » qui milite pour l’extension du système de consentement présumé au don d’organes (cf. Gènéthique du 25 mars 2015  et du 31 mars 2015) instauré au Pays de Galles (cf. Gènéthique du 25 novembre 2015) à toute la Grande-Bretagne, et la mise en place d’un registre des refus. La campagne du journal avait débuté en avril dernier avec la publication de l’histoire de Teddy, le plus jeune donneur d’organes au monde, qui n’avait vécu que 100 minutes (cf. Gènéthique vous informe du 23 juin 2015).  

 

Après le témoignage instrumentalisé des parents de Teddy qui avait ému les britanniques, The Mirror reprend « l’arme de l’émotion », avec l’histoire de cette mère « courageuse ». Anna-Louise, émue par l’histoire de Teddy, avait échangé avec son mari sur la question du don d’organes. Elle désire maintenant que son témoignage serve à d’autres familles qui, à leur tour, s’engageront en faveur du don d’organes pour sauver des vies.

 

Si le don d’organes ne pose pas directement de problèmes éthiques et peut sauver des vies, son instrumentalisation dans le cadre d’une campagne médiatique qui vise à élargir les modalités de dons en recourant au consentement présumé, pose question.

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