Huit parlementaires s’engagent à “lutter efficacement contre les mères-porteuses”

Publié le 17 Oct, 2016

Huit parlementaires[1] qui soutiennent Alain Juppé pour les primaires, se prononcent, dans une tribune, pour une interdiction de la GPA en France inscrite dans la Constitution.

 

Dans leur tribune, ces parlementaires souhaitent « lutter efficacement contre les mères-porteuses », taxant la GPA de « marchandisation de l’enfant et du corps des femmes », contraire « aux principes éthiques ».

 

Ils dénoncent « le droit à l’enfant », au mépris de toute considération pour le « droit de l’enfant » et rappellent que « le scandale du refus par un couple australien d’un enfant trisomique conçu par GPA en Thaïlande illustre le cynisme absolu de cette pratique consumériste et contraire aux plus élémentaires droits des femmes » (cf. GPA : le droit à l’enfant n’existe pas).

 

En outre, les parlementaires ajoutent qu’une perte de la filiation biologique « serait un basculement anthropologique majeur » si elle venait à se généraliser, estimant qu’il s’agit d’un véritable « enjeu de civilisation. »

 

Face à l’autorisation de la GPA à l’étranger (États-Unis, Russie, Canada, Royaume-Uni, Inde, Afrique du Sud…), ces soutiens d’Alain Juppé jugent inacceptable « que certains Français aient recours à des GPA dans ces pays pour ensuite tenter de faire reconnaître ces enfants en France » (cf. Les Sénateurs déposent une proposition de loi pour autoriser les transcriptions des actes de naissance d’enfants nés par GPA).

 

Ils souhaitent donc « pénaliser les Français qui ont recours à une GPA en France ou à l’étranger ; ne pas reconnaître dans l’état civil français les GPA réalisées à l’étranger ; interdire, via des conventions bilatérales, les GPA à l’étranger pour les Français ; renforcer l’interdiction de la GPA en France ; promouvoir l’abolition de la GPA à l’étranger ».

 

Toutefois, il est pour eux « illusoire de sanctionner de prison un couple qui met les autorités françaises devant le fait accompli en revenant en France avec un bébé conçu par GPA » car « cela porterait atteinte à l’enfant ».

 

 

[1] Hervé Mariton, député de la Drôme, Philippe Gosselin, député de la Manche, Gilbert Bouchet, sénateur de la Drôme, Arlette Grosskost, députée du Haut-Rhin, Robert Laufoaulu, sénateur de Wallis et Futuna, Jacques Lamblin, député de Meurthe-et-Moselle, Laurent Marcangelli, député de la Corse du Sud et Claudine Schmid , députée des Français de Suisse et du Liechtenstein.

Le Figaro (18/10/2016)

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