Hervé Messager signe l’appel du Comité de soutien à Vincent Lambert

Publié le : 15 avril 2015

Dans une interview au Figaro, Hervé Messager, « ex-kinésithérapeute » de Vincent Humbert[1], explique pourquoi il a choisi de soutenir Vincent Lambert, devenu tétraplégique suite à un grave accident de la route en 2008. Il vient en effet de rejoindre le comité de soutien créé par plusieurs amis de Vincent Lambert et lancé sur Internet le 10 avril dernier à l’approche de la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), pour « sauver Vincent Lambert et demander son placement dans un service spécialisé ».

 

Fort de son expérience de 20 ans auprès de patients traumatisés crâniens, Hervé Messager souligne que « les patients pauci-relationnels comme Vincent Lambert ne sont pas du tout en fin de vie. (…) Ces états, même si on ne peut les promettre à un avenir meilleur, peuvent évoluer. J’en ai maintes fois fait l’expérience ». Aux experts qui ont jugé le cas de Vincent Lambert irréversible, il répond : « Depuis quand l’évolution d’un patient serait-elle une condition pour qu’il vive ? On aurait tous du souci à se faire ! » Il rappelle que les professionnels de santé ont une obligation de moyens mais non de résultat : « Soigner pour prendre soin, à défaut de na pas toujours pouvoir guérir. »

 

Enfin, il dénonce la « manipulation » opérée par le mouvement pro-euthanasie dans ces affaires trop médiatisées : « Dans cette affaire [Vincent Lambert], comme dans l’autre [Vincent Humbert], tout a été dit et présenté pour que la mort soit inéluctable. C’est scandaleusement faux et c’est pour cela que je soutiens le comite créé pour Vincent Lambert : pour qu’on arrête la manipulation des familles et de l’opinion, pour qu’on arrête de parler à la place de ces patients qui, faibles et sans défense, au discernement altéré ou sans possibilité de communiquer, servent de terrain de lutte aux idéologues. »

 

[1] Vincent Humbert était tétraplégique, conséquence d’un accident de la route. Sa mère a mis fin à ses jours en 2003 avec l’aide d’un médecin.

 

<p>Le Figaro (15/04/2015)</p>

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