GPA : Gauche et droite forcées de se prononcer

Publié le : 8 octobre 2014
La Manif pour tous, qui entre dans sa 3ème année d’existence, a fait sa rentrée sur le thème de la GPA (entre autres thèmes concernant la famille). La presse voit ce mouvement comme une épine dans le pied des politiques, de gauche comme de droite, qui les oblige à se prononcer clairement sur le sujet.

 

Ainsi Manuel Valls, qui en 2011 était favorable à la GPA, a annoncé à deux jours de la manifestion du 5 octobre de la Manif pour tous qu’il excluait toute « transcription automatique des actes étrangers » des enfants nés à l’étranger par GPA qualifiant cette dernière de « pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes ». D’ailleurs, la Manif pour tous a adressé une lettre au Premier ministre pour être reçue à Matignon afin d’échanger sur la GPA et l’inciter à joindre les actes à la parole.

 

Pour sa part, Nicolas Sarkozy a déclaré cette semaine lors de son meeting de campagne à Vélizy qu’il fallait réécrire la loi Tauriba, « dans la mesure où la décision de la Cour de cassation fait un lien entre mariage et filiation […] Il va falloir mettre des verrous. Nous ne pouvons pas accepter la GPA (gestation pour autrui) pour les couples homosexuels et hétérosexuels. Le droit à l’enfant est une expression insensée. Ce gouvernement a divisé la France. Cette question n’a pas à rentrer dans le débat public.»

 

Sébastien Chenu, secrétaire national de l’UMP reconnait que la classe politique française, et en particulier l’UMP, est « prise en tenaille par les revendications anti-mariage gay ». Il estime en revanche que des personnalités comme Marine Le Pen et Alain Juppé échappent à la règle.
<p>Le Figaro (Ivan Valerio) 07/10/2014 - La Croix (Bernard Gorce) 07/10/2014 – Les Echos/Idées (Sébastien Chenu) 07/10/2014</p>

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