GPA et féminisme

Publié le : 30 septembre 2010

Dans une tribune de Libération, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Parseval regrette que le projet de loi sur la bioéthique n’ait pas envisagé de remettre en cause l’interdit de la gestation pour autrui (GPA).

Selon elle, la GPA serait différente des affaires de mères porteuses des années 80 car elle se présenterait "comme une nouvelle indication de l’assistance médicale à la procréation (AMP) : elle est réalisée dans le cadre d’une fécondation in vitro. Ces protocoles médicaux sont légaux dans nombre de pays, ceux où se rendent en général les couples français".

Les réticences françaises seraient donc de l’ordre de la croyance, fondée sur une vision essentialiste de la maternité, la femme étant enfermée dans "sa nature essentielle, celle de pouvoir enfanter". "Notre droit offre un exemple symptomatique de l’influence de l’essentialisme sur la bioéthique ‘à la française’. L’ordonnance du 6 août 2004 précise que le seul accouchement suffit à définir la maternité, à la différence de la situation précédente où c’étaient la reconnaissance juridique ou le lien conjugal qui primait. La nature se trouve ici ancrée encore davantage comme une norme transcendante de la procréation humaine".
 

Libération 30/09/10

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