Euthanasie et soins palliatifs

Publié le : 26 août 2011

En Italie, le procureur de Sassari vient de rejeter la demande de Giovanni Nuvoli. Âgé de 53 ans et atteint de dystrophie musculaire amyotrophique depuis 6 ans, il avait demandé que l’on débranche la machine l’oxygénant ce qui aurait entraîné sa mort.

 

Pour le Procureur, « on ne peut pas contraindre un médecin, même indirectement, à accomplir un acte contre lequel sa conscience se rebelle« . Certains médecins se sont félicités de cette décision parce que : « le Ministère publique souligne non seulement que l’on ne peut pas obliger quelqu’un à faire le contraire de ce que requiert sa profession et son professionnalisme, mais que procurer l’insuffisance respiratoire n’est pas une simple suspension de thérapies de soutien vital mais un véritable acte d’euthanasie« . Ils regrettent en revanche que les pro-euthanasie exercent une forte pression sur l’opinion publique en se saisissant une nouvelle fois d’un tel cas et en le portant sur la place publique à grand renfort de coups médiatiques.

 

L‘Eglise italienne avait déjà rappelé, lors du cas Welby (cf. synthèse de presse du 26/12/06), la nécessité de développer les soins palliatifs pour « supprimer la souffrance et non supprimer le malade« . Le 11 février dernier, à l’occasion de la Journée mondiale du malade, le pape Benoît XVI a également insisté sur l’utilité des unités de soins palliatifs.

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