En Suisse, un comité interpartis dit « non à l’eugénisme »

Publié le : 2 avril 2015

Le comité interpartis « Non au DPI » vient de lancer sa compagne contre le changement constitutionnel qui sera soumis au vote des citoyens le 14 juin prochain (Cf. Synthèse de presse Gènéthique du 24 mars 2015). Le diagnostic préimplantatoire rassemble contre lui ceux qui craignent la sélection d’êtres humains par d’autres êtres humains.

 

Ce comité est formé de représentants de l’UDC, du PDC, du PS, du PEV, du PBD et de l’UDF. Ils refusent que la Suisse ouvre la porte à l’eugénisme. Les questions éthiques qui se posent sont les suivantes :

 

  • Que fait-on des embryons surnuméraires ? « On va les jeter », s’insurge Dominique de Buman, Vice-président du PDC.
  • Sur quels critères sélectionne-t-on : « Qui a le droit de vivre et qui n’en a pas le droit » ?
  • « Sur quelles bases décidez-vous qu’un embryon est sain ou qu’il ne l’est pas ? Où posez la limite du handicap qui mérite d’être vécu ou non ? » s’interroge Dominique de Buman. D’autant plus que le DPI « ne garantit pas un enfant sain » rappelle la conseillère nationale[1] Christine Bulliard-Marbach, puisqu’il ne permet pas de détecter toutes les maladies connues ayant un facteur génétique.

 

Après que les deux chambres s’étaient mises d’accord pour l’autorisation du DPI et compte tenu du changement constitutionnel impliqué par ce texte, c’est le peuple suisse qui doit se prononcer (Cf. Synthèse Gènéthique du 27 novembre 2014).

 

Le comité interpartis a fait savoir que si le changement constitutionnel du 14 juin était voté, il « s’engagera dans un référendum contre la loi d’application ».

 

[1] Le conseil national est la chambre basse de l’Assemblée fédérale suisse.

 

<p>Tribune de Genève (Patrick Chuard) 31/03/2015 - Le Temps (Magalie Goumaz) 01/04/2015</p>

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