En 40 ans, une diminution inquiétante de la qualité du sperme des occidentaux

Publié le : 26 juillet 2017

Une étude publiée dans la revue Human Reproduction Update le 25 juillet et réalisée par une équipe internationale, montre que le taux de spermatozoïdes chez les hommes des pays occidentaux (Amérique, Europe, Australie et Nouvelle Zélande) a chuté de moitié en moins de 40 ans. D’après les chercheurs, cette baisse est continue et ne semble pas s’atténuer.

 

L’équipe a recensé 185 études menées entre 1973 et 2011, impliquant près de 43 000 hommes. Les données ont été triées selon l’origine des hommes (occidentaux ou non). Depuis 1973, la concentration en spermatozoïdes a diminué de 52,4% et la quantité totale de sperme a chuté de 59,3%. A l’inverse, aucune diminution significative n’a été répertoriée en Amérique du Sud, en Asie et en Afrique.

 

Pour Hagai Levine, épidémiologiste et auteur principal de l’étude, « cette étude est un appel à un réveil urgent des chercheurs et autorités sanitaires du monde entier pour enquêter sur les causes de la forte baisse en continu du nombre de spermatozoïdes », et ainsi prévenir l’infertilité masculine. Le phénomène pourrait être liée à plusieurs facteurs tels que le contact avec certains produits chimiques tels que les pesticides, la cigarette, ou encore le stress et l’obésité. Daniel Brison, spécialiste de l’embryologie et de la biologie des cellules souches à l’Université britannique de Manchester, estime pour sa part que ces résultats ont «des implications majeures non seulement pour la fertilité, mais pour la santé masculine et de manière plus large, pour la santé publique ». Il s’interroge sur l’impact pour les générations futures.  

<p>The Guardian, Nicola Davis (25/07/2017), Reuters, Kate Kelland (25/07/2017)</p>

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