Embryon : Approche mécaniste vs génétique ?

Publié le : 25 février 2015

Une équipe française, conduite par Vincent Fleury (CNRS-université Paris-Diderot), a publié dans l’European Physical Journal E, le 12 février, une étude sur l’embryologie du poulet. Elle présente une approche « mécaniste » du développement des vertébrés, faisant appel aux lois de la chimie, davantage qu’à celles de la biologie moléculaire, de la génétique ou de la chimie.

 

Vincent Fleury explique que « la forme finale est comme gravée dans ce schéma initial » qui se déploie comme un pliage d’« origami ». Et de compléter : « La physique apporte les outils pour fabriquer d’un coup les animaux. La biologie est comme les pointillés à suivre pour découper un patron de couturière. »

 

Le Monde s’interroge alors sur les incidences de cette approche sur la génétique, puisque cette approche mécaniste préexistait à l’avènement de la génétique et qu’elle rencontre un succès croissant. « Les lois de l’hydrodynamique suffiraient donc à expliquer pourquoi nous n’avons qu’une tête et pas six jambes. Fini, la génétique ? Non, bien entendu. Par exemple, les propriétés plus ou moins élastiques des cellules sont sûrement liées à leurs caractéristiques moléculaires. »

 

En 2014, Nature publie un article du Prix Nobel de médecine Eric Wieschaus dans lequel il explique l’apparition de la tête de la drosophile en ne recourant qu’aux lois de la mécanique des fluides.

 

Pour Pierre-François Lenne, de l’Institut du développement de Marseille, « il faut maintenant comprendre les liens entre la mécanique et les gènes ».

 

Vincent Fleury confie au Monde que ses travaux pourraient aider à mieux comprendre la formation des organes et être ainsi utiles à la thérapie cellulaire.

<p>Le Monde Science et Médecine (David Larousserie) 25/02/2015</p>

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